Quand le numérique révolutionne l’enseignement en CFA : le cas AFMAé

L’utilisation du numérique avec les réseaux sociaux, chat, sms et consorts est un réflexe quotidien de partage et d’expression pour les jeunes générations. Partant de ce constat, comment concevoir une stratégie de formation numérique au sein d’un CFA tel que l’AFMAé (Association pour la Formation aux Métiers de l’AÉrien) qui se doit dans ses fondations d’être dirigiste, quand la liberté numérique de diffusion et consommation se doit d’être tous azimuts et tous vecteurs ? D’aucun nous dirons que cela ressemble à une gageure !

Si on raisonne en termes de matériels et applications comme le fait un service informatique traditionnel, oui, c’est bien le cas ! Mais si on se met à la place de l’apprenant et que l’on raisonne avec un DSI en termes de fonctionnalités, c’est tout de suite moins hasardeux.

Le groupe de travail pédagogique et le DSI Référence DSI ont travaillé sur ce dernier point avec un axe directeur principal : peu importe la technologie, quelles sont les fonctions attendues pour travailler et impliquer au quotidien les apprenants et enseignants ?

Les réponses ont été unanimes : le partage, l’interactivité et le suivi.

Le partage

Le groupe et le DSI se sont basés sur deux systèmes pour les échanges d’information :

  • La plateforme Office 365 de Microsoft car elle offre une très grande étendue de fonctionnalités de bases nécessaires au partage (messagerie, sites collaboratifs, réseau social privé…)
  • Une plateforme pédagogique 360 Learning pour distribuer cours et échanges entre professeurs et étudiants au sein des différentes classes virtuelles.

Le couplage de ces deux plateformes se fait nativement car elles utilisent la notion de ressource internet (document, vidéo, lien…) indépendamment de l’outil utilisé en consultation ou alimentation de données. C’est ainsi que tout à chacun contribue à enrichir les contenus par textes, images ou vidéos de manière spontanée avec son smartphone ou sa tablette.

L’interactivité

Les deux plateformes sus-cités sont entièrement web et accessibles à tout vecteur de communication digitale : PC, mac, tablette, smartphone. Mais cela ne suffit pas à permettre l’interactivité en salle de classe. Ils ont donc opté pour deux solutions :

  • Equiper leurs apprenants d’un « cartable/cahier numérique » : l’iPad d’Apple. Ce choix a été motivé par la facilité d’enrôlement du produit au sein des classes virtuelles et le fait de permettre à chaque enseignant au sein d’une classe de diffuser et partager l’information globalement à une section.
  • Mettre en place des vidéoprojecteurs interactifs dans chaque salle (un mur blanc se transforme en tablette tactile) partageables avec tablettes, PC et smartphones.

La réunion de ces ensembles permet à une classe d’être entièrement interactive tout en permettant la mise à jour des informations en mode partage sur les plateformes.

Le suivi

Cette fonctionnalité a découlé nativement des choix effectués précédemment. En effet, au niveau d’Office 365, les sites collaboratifs permettent de s’assurer de la dernière mise à jour des informations et la messagerie assure une diffusion formelle de l’information entre étudiants et enseignants. Quant à la plateforme 360 learning, elle permet de mettre en place des tests de connaissances, soit post étude d’un document, soit dans un temps imparti. Il est ainsi possible de suivre les étudiants dans leur parcours d’apprentissage aussi bien en présentiel qu’en distanciel.

Le corollaire de cette mise en œuvre est que l’accent doit être mis, non plus sur les serveurs informatiques en interne, mais sur les moyens de connexion des équipements, en particulier sur l’aspect WIFI au sein des classes et sur la sortie Internet.

Ces deux éléments sont la clé de voûte de la réussite du projet.

L’impact se situe aussi sur les postes de travail : il faut savoir mixer les équipements, ce qui implique en amont un fort processus d’industrialisation. Dans l’exemple de l’AFMAé, les accès WIFI sont structurés de la même manière sur l’ensemble des sites et accessibles à tous équipements numériques (PC, Mac, iPad, smartphone). De plus, les salles partagées sont équipées de PC virtualisés qui permettent de changer de configuration en un clin d’œil suivant les besoins. Et les iPads apprenants sont soumis, au travers de l’enrôlement, à un processus de normalisation.

Cette innovation dans la fourniture de services permet à l’équipe pédagogique d’envisager de nouvelles manières d’apprendre (blending learning) tout en envisageant le BYOD (bring your own device) sur des formations courtes.

Une réflexion au sujet de « Quand le numérique révolutionne l’enseignement en CFA : le cas AFMAé »

  1. Très intéressante comme info. Je trouve qu’avec le développement incessant des technologies et les moyens de télécommunications, la numérisation prend de l’ampleur actuellement.

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