FUSACQ : et le SI, il fusionne aussi ?

En chimie, à une ou deux exceptions près, un processus de fusion est endothermique. On consomme de l’énergie, pour donner plus de liberté à des molécules jusqu’alors sagement rangées dans leur état solide. Dans la vie des affaires, les attentes d’une fusion procèdent beaucoup plus d’une concentration, d’une unification, d’une massification, d’un espoir d’efficacité accrue.

Paradoxal. Pas tant que cela car de fait, l’observation physique d’une fusion de plusieurs corps donne l’impression de leur disparition, de leur concentration.

Le dessous des cartes, c’est qu’au sein même de ce nouvel état, « ça devient le bazar ». Nous éviterons toute allégorie « nucléaire » qui nous amènerait sur des terrains plus qu’incertains. Sur le plan économique, combien de fusions n’ont elles pas « oublié » les synergies promises ?

Et l’informatique, le SI, la DSI dans tout cela ?

Elle va participer à la « gestion du bazar ».

Fusionner deux entités, c’est avant tout « faire de la place à l’autre » (les molécules s’éloignent, processus endothermique).

En tirer des avantages, c’est trouver une nouvelle cohérence, et chimiquement ce n’est pas automatique.

Faire de la place à l’autre !

Nous savons dans ce type de circonstances reconnaître, oh combien, la proximité que nous avons des métiers (Si,si !!!). Notre capacité à faire cette « place à l’autre » dépend alors directement des postures adoptées par l’équipe dirigeante. Toute inclination non suffisamment éclairée vers l’une ou l’autre des organisations en présence déclenche de fait une position solidaire de l’IT. Tous les arguments, surtout les plus abscons et techniques, sont bons.

Les groupes de travail sont de mise, supervisés par la Direction générale, animés par les Opérationnels, soutenus par l’IT. Il manque, hélas  bien souvent, « l’honnête homme » qui ne peut surgir du sérail, et qui saura objectiver.

En tirer des avantages concrets !

Lesquels ? Et la seule réponse réside dans la déclinaison  de la stratégie qui a présidé au rapprochement.

Quelques pistes, me semble t il, pour ce faire :

– Une stratégie résulte de la confrontation des qualités et des défauts d’une organisation face aux évolutions de  son écosystème.

– La logique d’une démarche de type Balanced Score Card impose le recul qui est nécessaire pour « faire le tour du sujet » et tenter de n’en occulter aucun aspect.

——————————————–> à suivre  <———————————————

Nous évoquerons à travers plusieurs articles les points clés dans une FUSAQ pour le système d’information et son périmètre…… notre prochain publication abordera ainsi la thématique « Gouvernance et Compétences »

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