DSI: Vers où aller?

DSI: Vers où aller?

C’est la crise, what’s up ?

Les atmosphères sont tendues dans nos entreprises ; Soit…

Mais en tant que DSI, quelle direction prendre ?

Sonner le repli des troupes ?

En arrière toute ! Back to the tree ! Je vais être attaqué, on va encore me reprocher que l’informatique coûte cher, que ça ne marche jamais… Alors je suis tenté de me réfugier dans ma tour d’ivoire.

Quelques arguments bien techniques et bien sentis : « Ils » vont bien comprendre qu’il ne faut pas faire n’importe quoi et que je suis le seul à pouvoir décider de ce que l’on peut faire.

Stop sur tous les projets, non à toutes les demandes, je vais être un bon élève et présenter de « bonnes » économies sur mes budgets d’investissement. Cela va me permettre d’en garder un peu sous la pédale au niveau de mes coûts de fonctionnement et de conserver ma tranquillité.

Tenir bon le cap ?

Crise dites-vous ? Ça fait 4 ans, depuis 2008 que nous sommes en crise, alors, s’il vous plait, n’appelons plus ça la crise… Je garde le cap, je négocie pieds à pieds tous mes projets avec les directions métiers. Je fais un effort particulier sur les analyses de retour sur investissement. J’augmente mon niveau d’exigence dans la qualité et le niveau d’usage des solutions déployées pour maximiser mes retours sur investissement. Je continue à entendre que « je coute cher ». C’est usant, mais j’ai les réponses pour prouver que, moi aussi, je fais gagner de l’argent.

Aller de l’avant ?

L’IT ne serait-il pas  un moyen de développement marketing et commercial ? En 10 ans, le budget informatique des sociétés a progressé de l’ordre de 3%, autant dire qu’il a baissé en euro constant. Parallèlement, le Chiffre d’Affaires du secteur a crû de 50%. Une large part du delta est passée dans les équipements personnels en PC, tablettes, Smartphones, dans le développement des réseaux sociaux… Autant d’outils matériels et logiciels entre les mains de nos clients : une mine d’or est à notre disposition, ma Direction du Système d’Information ne doit-elle pas se muer en prospecteur d’or ? Chercher et mettre en place les applications que les clients de l’entreprise vont s’approprier ? Être force de proposition de nouveaux services ?

Il n’y a pas de mauvaise direction, une direction est bonne si elle est bien exécutée et cohérente avec la culture de notre entreprise. Notre « intelligence situationnelle », comme le dit Pierre Villepreux, célèbre analyste du jeu de Rugby, doit nous amener, en fonction de la situation de l’entreprise et de notre situation dans l’entreprise, à choisir nos orientations et les partenaires de jeux les plus proches à qui nous pourrons passer le ballon – notre projet, pour produire l’avancée la plus significative pour l’équipe !

Bon match !

 

4 réponses
  1. Alexandre
    Alexandre dit :

    Il me semble que vous évoquez l’archétype de la situation dans laquelle toute l’ampleur du mot partenariat prend son sens…
    Quand l’économie est tendue, rien ne vaut plus qu’un partenaire engagé à nos côtés me semble-t-il.

    N’y a t-il pas un juste milieu entre « tout stopper » et poursuivre « au risque de perdre le ballon »?

    Comme l’écrit P.TRONC « le Système d’information doit être envisagé comme une pièce importante de la stratégie d’Entreprise » mais son évolution et son optimisation aussi. Alors n’est-ce pas le moment de prendre un peu de recul avec les métiers et son partenaire pour analyser les processus, revoir le plan directeur, valider l’engagement de son partenaire en toutes situations et étudier avec lui les leviers business non exploiter de son SI…?
    Vaste programme !

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  2. Philippe Tronc
    Philippe Tronc dit :

    L’étroit chemin à emprunter dépend certes de plusieurs facteurs. L’un de ceux qui sont du domaine du DSI, est le positionnement de sa Direction au sein de l’Organisation. Un centre de coûts est « fait » pour être comprimé en temps de crise. Un avantage compétitif gagne à être maintenu, développé, renforcé y compris à contre-cycle, afin d’être « prêts pour la reprise ».
    On n’insiste jamais assez sur le marketing nécessaire des services proposés par la DSI vis à vis des opérationnels. Il est naturel que le système fonctionne (d’autant que l’usager est en position de « co-production » de l’information). Toute indisponibilité est scandaleuse, et naturellement portée au crédit de la DSI. Il faut beaucoup d’efforts et d’attentions pour modifier cet état de fait, et redonner la perception du fait que le Système d’information doit être envisagé comme une pièce importante de la stratégie d’Entreprise. Il convient alors de lui donner les moyens nécessaires… Y compris à contre-temps!!!

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  3. Benoît Lacresse
    Benoît Lacresse dit :

    La période de crise que nous vivons depuis plusieurs années est effectivement une opportunité pour le responsable informatique :

    – pour consolider les fondations du système d’information (« conserver et éviter de perdre le ballon ») : mesurer et améliorer le fonctionnement quotidien, orienter l’informatique vers une culture de services, développer la proximité avec les utilisateurs, …

    – pour faire preuve d’initiatives (« porter le ballon vers l’avant ») : je fais du benchmarking avec mes concurrents et mon secteur d’activité, je fais de la veille technologique, je contribue à améliorer les processus métier, je suis force de proposition auprès de la direction de mon entreprise,…

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